Rome l’Hiver

spectacle

Texte d’après « Quelques jours avec Hitler et Mussolini » de Ranuccio Bianchi
Bandinelli

Conception et mise en scène Noël Casale et Xavier Marchand
Avec Noël Casale Scénographie-costume Anne Lezervant
Création lumière Marie Vincent
Photo © Eric Rondepierre

Coproduction Théâtre du Commun, Lanicolacheur
Soutien Collectivité Territoriale de Corse, Le Hublot à Colombes, Théâtre Joliette-Minoterie à Marseille, Teatro di Roma / Teatro Argentina
Le Théâtre du Commun reçoit le soutien de la Collectivité Territoriale de Corse – Ministère de la Culture – au titre des compagnies subventionnées et de la ville d’Ajaccio. Pour ce projet, Noël CASALE est Lauréat 2015 d’une Bourse Hors les Murs de l’Institut Français

Diffusion Claire Demaison • 06 60 26 23 67 • clairedemaison7@gmail.com

24 NOVEMBRE 2015 L’ALB’ORU – BASTIA

Du 26 au 28 NOVEMBRE 2015 L’ESPACE DIAMANT – AJACCIO
Du 19 au 23 JANVIER 2016 THEATRE JOLIETTE-MINOTERIE - MARSEILLE
Du 14 au 19 MARS 2016 TEATRO ARGENTINA - ROME

Rome, mai 1938.
Ranuccio Bianchi Bandinelli, grand professeur, spécialiste d’art antique et antifasciste notoire, se voit confier par le gouvernement fasciste la mission de guider Hitler et Mussolini dans les musées et les monuments de Rome et de Florence. Après la guerre, il en écrira un récit – Il viaggio del Führer in Italia, 1938. Il y témoigne de sa stupeur, de ses dilemmes et tourments et, in fine, des journées passées à observer et à analyser de très près ces deux personnages.

Nous avons cherché à concevoir un spectacle autour d’un personnage que l’on voit travailler avec ce texte dans une sorte d’Atelier-Laboratoire. Il lit, joue, visionne des bouts de films, d’images, tente de les associer à des musiques… se voue à ébaucher – ici et maintenant - le spectacle Rome l’hiver. Nous pensons qu’il y a là une possibilité de témoigner du récit de Bandinelli par une expérience de théâtre qui, du sérieux au grotesque, pourrait parler « aux femmes et aux hommes de notre temps » (Wallace Stevens).N.C. & X.M.

« On croit que ce qu’on voudrait, c’est pouvoir tuer un SS. Mais si l’on y pense un peu, on voit qu’on se trompe. Ce n’est pas si simple. Ce qu’on voudrait, c’est commencer par lui mettre la tête en bas et les pieds en l’air. Et se marrer, se marrer. Ceux qui sont des hommes, nous qui sommes des êtres humains, nous voudrions aussi jouer un peu. On se lasserait vite, mais ce qu’on voudrait, c’est cela, la tête en bas et les pieds en l’air. Ce que l’on a envie de faire aux dieux. »

Robert ANTELME, L’espèce humaine